Comment faire la liste des médicaments d'un parent (quoi y mettre)
Publié le · Par Andy et Adam, CareCoordinate
Chaque médecin, pharmacien et ambulancier que votre parent croisera posera d'abord la même question : « Quels médicaments prend-il ? » Les familles qui savent répondre en dix secondes obtiennent de meilleurs soins, plus vite. Celles qui répondent « un petit blanc et un comprimé pour la tension » passent les vingt premières minutes de chaque visite à reconstituer l'histoire.
Une bonne liste de médicaments n'est pas compliquée. Elle est complète, présentée pour un inconnu pressé, et jamais en retard de plus d'une semaine. Voici ce qu'on y met et comment la garder vivante.
Ce que doit contenir chaque ligne de la liste
Voyez chaque médicament comme une ligne de tableau. S'il manque un de ces éléments à une ligne, elle produira une question au pire moment possible :
- Le nom — générique ET commercial, parce que la boîte dit l'un et le compte rendu de sortie dit l'autre.
- Le dosage et la dose — « 10 mg, un comprimé » n'est pas la même chose que « 20 mg, un demi-comprimé », même si la quantité est identique.
- Le moment de la prise — le matin, au coucher, avec un repas, un jour sur deux. C'est dans les horaires que les routines de la maison s'écartent discrètement de ce qui a été prescrit.
- À quoi il sert — en mots simples. « Pour la tension » dit plus à une infirmière remplaçante que le nom de la molécule.
- Qui l'a prescrit — pour que le bon cabinet reçoive le renouvellement ou la question.
- Quelle pharmacie le délivre, et combien de renouvellements il reste.
- La date de début, et la date d'arrêt s'il a été interrompu. Les médicaments arrêtés restent sur la liste, barrés, pendant au moins un an.
N'oubliez pas ce qui n'est pas « un médicament »
Les produits le plus souvent oubliés sur une liste sont ceux qui provoquent le plus d'interactions : antidouleurs en vente libre, aides au sommeil, antiacides, vitamines, compléments à base de plantes, gouttes pour les yeux, inhalateurs, crèmes, et tout ce qui est pris « seulement au besoin ». Si ça entre dans le corps de votre parent ou se pose dessus volontairement, ça va sur la liste.
Ajoutez aussi un court bloc d'en-tête : les allergies connues et les réactions, le nom et le numéro de la pharmacie habituelle, et celui du cabinet de médecine générale. La liste devient alors un instantané médical d'une page, et pas seulement un inventaire de comprimés.
Présentez-la pour un inconnu pressé
Le lecteur pour qui vous concevez cette page, c'est une infirmière des urgences à 2 h du matin qui n'a jamais rencontré votre parent. Donc : une seule page, gros caractères, médicaments regroupés par moment de la journée, et les allergies tout en haut en gras. Laissez tomber les codes couleur que seule votre famille comprend.
Gardez une copie imprimée à trois endroits : sur le frigo, dans le portefeuille ou le sac de votre parent, et dans la chemise qui part à chaque rendez-vous. Chaque copie doit afficher une date de « dernière mise à jour », pour que personne ne fasse confiance à une version périmée.
Tenez-la à jour — la partie que la plupart des familles sautent
Une liste de médicaments ne vaut que par sa dernière mise à jour. Les moments qui la changent sont prévisibles : une nouvelle ordonnance, une dose modifiée, une sortie d'hôpital, une visite chez un spécialiste, et la révision annuelle avec le pharmacien. Faites de « mettre la liste à jour » une étape de chacun de ces événements, le jour même, par la personne qui était dans la pièce.
Si plusieurs membres de la famille se partagent le soin, une liste papier vous lâchera — l'un met à jour la copie du frigo et l'autre donne les comprimés d'après une vieille impression. Une liste numérique partagée que chaque aidant voit dans la même version, c'est ce qui rend la chose tenable. CareCoordinate garde la liste, le calendrier du pilulier et les rappels de renouvellement au même endroit, ouvrable par tout votre cercle de soins, et son assistant sait lire une boîte photographiée ou un compte rendu de sortie directement dedans.
Faites-la revoir une fois par an par le pharmacien
Une fois par an, apportez toutes les boîtes et la liste au pharmacien et demandez-lui de faire correspondre les deux. Demandez ce qui pourrait être simplifié, ce qui risque d'interagir, et ce dont votre parent n'a peut-être plus besoin. Les pharmaciens font cette révision gratuitement, et ils attrapent des doublons venus de prescripteurs différents bien plus souvent qu'on ne l'imagine.
Nom, dosage, horaire, raison, prescripteur, pharmacie et dates — pour tout, vitamines comprises. Une page, les allergies en haut, un tampon « dernière mise à jour », des copies à trois endroits, et une mise à jour le jour même où quelque chose change. En cas d'urgence, cette liste fera plus pour votre parent que presque tout ce que vous transportez.
Les questions que posent les familles
Que doit contenir la liste de médicaments d'un parent âgé ?
- Pour chaque médicament : le nom générique et le nom commercial, le dosage et la dose, le moment de la prise, à quoi il sert, qui l'a prescrit, quelle pharmacie le délivre, les renouvellements restants, et les dates de début ou d'arrêt. Ajoutez les allergies en haut et incluez les compléments et les produits en vente libre.
Faut-il mettre les médicaments en vente libre et les vitamines sur la liste ?
- Oui. Compléments, antidouleurs, aides au sommeil, antiacides, gouttes pour les yeux, inhalateurs et crèmes sont les produits le plus souvent oubliés et le plus souvent impliqués dans des interactions. Si ça entre dans le corps ou se pose dessus volontairement, ça va sur la liste.
Où faut-il garder la liste de médicaments de son parent ?
- Sur le frigo, dans le portefeuille ou le sac de votre parent, dans la chemise qui part à chaque rendez-vous, et dans un dossier numérique partagé que chaque aidant peut ouvrir. Chaque copie doit porter une date de « dernière mise à jour ».
Comment garder une liste de médicaments à jour ?
- Faites de la mise à jour une étape du jour même dans chaque événement qui la change : une nouvelle ordonnance, un changement de dose, une sortie d'hôpital, une visite chez un spécialiste, et la révision annuelle chez le pharmacien. C'est la personne qui était dans la pièce qui fait la mise à jour.